En Zambie, la course électorale s’accélère. À moins de trois mois du scrutin, le processus entre dans sa phase décisive. Les autorités électorales et les partis politiques sont en pleine élaboration de leurs stratégies pour ce rendez-vous crucial qui façonnera l’avenir du pays.
En Zambie, la course à la présidentielle du 13 août 2026 est officiellement lancée. Le dépôt des candidatures a débuté le 18 mai et se clôturera le 22 mai. Cette étape décisive, très encadrée, marque l’entrée du pays dans la phase finale des élections générales. La Commission électorale de Zambie se dit prête et assure que l’accréditation des observateurs, des médias et des acteurs politiques est en cours.
“ Ce scrutin s’annonce comme un référendum sur les réformes économiques. Cependant, pour assurer la crédibilité du vote auprès des 8,7 millions d’électeurs, deux défis majeurs doivent être relevés.Le premier est un défi logistique : il s’agit du déploiement du matériel électoral dans des zones rurales parfois très enclavées. Le second est un défi sécuritaire : il faut encadrer la campagne électorale face aux risques de désinformation en ligne et de potentielles tensions politiques.Le modèle démocratique zambien est ainsi mis à l’épreuve par ces enjeux.“
BOUBACAR BA, Journaliste – Sénégal
Élu président en 2021 après plusieurs tentatives, Hakainde Hichilema, à la tête du Parti uni pour le développement national (UPND), a mis fin à deux décennies de domination du Front patriotique en remportant une victoire écrasante contre Edgar Lungu.Candidat à sa propre succession, il évolue dans un climat électoral marqué par des appels à l’apaisement. Le bilan de son premier mandat, notamment ses actions en matière d’économie et de lutte contre la corruption, est au centre des débats.Plusieurs autres personnalités sont déjà en lice pour la présidence, dont Harry Kalaba, représentant du Citizens First Party, et Given Chansa, pour le Mouvement pour l’émancipation économique (MEE).
“Le bilan économique du président Hichilema sera le véritable juge de l’élection présidentielle d’août prochain. Bien qu’élu sur la promesse d’un nouveau départ, l’ancien homme d’affaires est parvenu à stabiliser la monnaie et à restructurer une dette colossale.Cependant, les effets concrets de ces réformes macroéconomiques tardent à se matérialiser. Le quotidien des Zambiens demeure difficile, exacerbé par de graves sécheresses qui érodent leur pouvoir d’achat – un argument de poids pour l’opposition.Le défi majeur pour Hichilema est donc de convaincre l’électorat que ces ajustements finiront par améliorer tangiblement leurs conditions de vie. Une tâche qui s’annonce complexe.“
BOUBACAR BA, Journaliste – Sénégal
La Commission électorale de Zambie a validé un fichier de 8 786 300 électeurs. Au-delà du choix présidentiel, les Zambiens devront également élire députés et autorités locales. Entre attentes économiques, gouvernance et qualité des services publics, ce vote s’annonce comme un moment charnière pour l’avenir politique et socio-économique du pays.



