Congo : 13% du bassin du Congo fragilisé par la déforestation

La République du Congo a lancé, le 7 janvier 2025 à Brazzaville, la phase 2 du projet BIODEV 2030. Déployée dans 15 pays, cette initiative vise à intégrer la biodiversité dans le développement économique. Doté d’une enveloppe globale de 10 millions d’euros, le programme entre désormais dans une phase opérationnelle. Objectif affiché : mobiliser des financements innovants pour concilier croissance économique et préservation durable des écosystèmes.

La République du Congo abrite environ 69 % de couvert forestier et constitue un pilier majeur du Bassin du Congo, deuxième massif forestier tropical mondial. Malgré un réseau d’aires protégées estimé entre 11 et 13 % du territoire, la biodiversité reste fragilisée par la déforestation, le braconnage et l’expansion agricole. C’est dans ce contexte qu’a été lancée, le 7 janvier 2025 à Brazzaville, la phase 2 du projet BIODEV 2030, doté d’une enveloppe de 10 millions d’euros, visant à renforcer l’action en faveur des écosystèmes.

Aujourd’hui, avec la phase 2 du projet, notre ambition est claire, passer de la réflexion à l’action, mettre en œuvre des solutions concrètes, territoriales et mesurables. C’est pourquoi nous devons aujourd’hui accélérer le développement de solutions financières innovantes et crédibles, notamment les paiements pour services environnementaux, les certificats de biodiversité, les marchés carbone, les partenariats publics privés, ainsi que les mécanismes de finances vertes et durables.

Zélo Karine Abibi, Directrice nationale, WWF Congo

Cette  deuxième phase du projet marque ainsi une transition vers des mécanismes opérationnels de financement de la biodiversité, dans un cadre global soutenu par une enveloppe de 10 millions d’euros. Dans ce contexte, une rencontre stratégique initiée par le WWF Congo s’est tenue le 22 mai 2026 à Brazzaville, réunissant acteurs publics, privés et partenaires techniques. L’objectif était de mobiliser des financements innovants pour soutenir la conservation et la gestion durable des ressources naturelles.

Mobiliser des financements innovants doit nous amener à penser différemment, en dehors des schémas dont nous avons l’habitude, ce qui est souvent difficile. Les paiements pour services environnementaux, ce n’est pas un projet classique et qui dit innovation ne veut pas dire sophistication, encore moins complication. L’approche de paiement pour résultats doit rester pragmatique et simple, tout en se basant sur les preuves et ne pas oublier les nécessaires activités habilitantes qui créent les conditions favorables à l’atteinte des résultats.

Audrey Martinenq, Directrice adjointe de l’AFD au Congo

Cette dynamique s’inscrit dans une volonté de concilier développement économique et préservation des écosystèmes forestiers, alors que le Congo joue un rôle clé dans la régulation climatique mondiale grâce à ses vastes forêts. BIODEV 2030 entend identifier les secteurs économiques les plus impactants et promouvoir des outils financiers innovants pour réduire la pression sur la biodiversité. L’enjeu est désormais de transformer les engagements en actions concrètes, mesurables et durables au niveau territorial.

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