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Côte d’Ivoire : restauration annoncée de 33% de la forêt classée du Cavally

L’Etat ivoirien a adopté une politique forestière dont la stratégie vise à porter la couverture forestière à au moins 20% du territoire national d’ici à 2030, soit un accroissement de 3 millions d’ha de forêts. Pour le moment, les superficies sont fortement menacées par des infiltrations pour la culture du cacao et l’orpaillage clandestin. Ceci aurait déjà coûté en janvier 2018 à la forêt classée du Cavally 42% de son couvert. Aujourd’hui, en attente de résultats prometteurs, les autorités fédèrent les forces pour lutter pour sa restauration.

Selon un rapport sur la résilience des communautés en vue de la régénération du couvert forestier ivoirien, il ressort une forte baisse de la déforestation avec 2.487 hectares dégradés en 2018 contre 167 hectares en 2021. En effet, la Côte d’Ivoire veut restaurer 33% de la forêt classée du Cavally, d’une superficie de 67 541 hectares, qui subit les menaces d’infiltrations pour la culture du cacao et l’orpaillage clandestin.

“Trois séries de mesures sont envisageables dans ce contexte, la première et d’ordre institutionnel. En effet, il s’agit de faire appliquer les lois et règlements de la République bien évidemment avec une surveillance accrue et des contrôles réguliers. La deuxième mesure est destinée aux communautés locales, il s’agit de sensibiliser les populations, leur faire prendre conscience de leurs intérêts de préserver la ressource forestière, mais en revanche, il faudrait que l’État mette en place les mesures compensatoires afin d’éviter qu’il y ait un manque de mobilisation générale autour de cette question.” Jérôme Koumba, expert en environnement

Selon le ministre ivoirien des Eaux et forêts, Laurent Tchagba, en janvier 2018, 42% du couvert forestier de la forêt classée du Cavally avait été perdu. Cette ressource naturelle abrite des espèces menacées d’extinction, d’où l’importance de sa protection et de sa restauration. Ainsi, un projet pilote a été financé par la filiale agroalimentaire Nestlé et mis en œuvre par l’ONG Earthworm Foundation, visant à mettre en place une chaîne d’approvisionnement responsable.

« Enfin, une troisième mesure peut être celle d’inciter les entreprises du secteur forestier à intégrer dans leurs pratiques, les normes internationales de responsabilité sociétale de manière volontaire. Par exemple la norme ISO 26000 qui prévoit dans l’un de ses chapitres, la préservation des espaces naturels ainsi que la protection de la biodiversité.” Jérôme Koumba, expert en environnement

L’objectif visé à long terme est d’avoir zéro émission nette de gaz à effet de serre d’ici 2050. Pour y parvenir, le reboisement reste l’un des engagements de la filiale, qui lutte par ailleurs pour un cacao plus durable, un des intrants principaux dans la plupart des usines. Pour rappel, la Côte d’Ivoire a perdu plus de 70% de son couvert forestier entre 1960 et 2015, passant de 12 millions d’hectares à 2,97 millions d’hectares en 2021.

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