Le gouvernement du Ghana a annoncé le lancement d’un partenariat public-privé (PPP) destiné à transformer en profondeur la filière tomate, avec un objectif ambitieux de 400 000 tonnes de production annuelle. Cette initiative vise à réduire la dépendance du pays aux importations et à renforcer la production locale à travers la modernisation du secteur agricole et le développement d’une chaîne de valeur intégrée autour de la tomate.
Avec un objectif de 400 000 tonnes de production annuelle de tomate, le Ghana lance un partenariat public-privé (PPP) destiné à renforcer sa souveraineté alimentaire et à réduire sa dépendance aux importations. Conclu entre le ministère de l’Alimentation et de l’Agriculture et l’entreprise privée FarmMate, ce projet prévoit la mise en valeur de 16 200 hectares de terres agricoles.
« Nous espérons ainsi établir une relation mutuellement bénéfique, fondée sur une collaboration durable, susceptible de soutenir et d’encourager les agriculteurs locaux. Cette démarche s’inscrit dans une volonté commune de promouvoir un développement économique inclusif et responsable. »
Naana Jane Opoku-Agyemang, Vice-présidente de la République – Ghana
L’initiative prévoit également la création d’unités de transformation pouvant produire jusqu’à 200 000 tonnes de concentré de tomate par an, soutenues par des infrastructures de stockage et de logistique. Au Ghana, la tomate est un produit de première nécessité, représentant près de 40 % des dépenses horticoles des ménages. Cette importance explique la volonté des autorités de réduire un déficit annuel estimé à 300 000 tonnes, dans un contexte de forte demande intérieure.
“Dans notre cas, l’infrastructure essentielle pour ce type de projet est sans doute l’irrigation, car la tomate est une culture très gourmande en eau, particulièrement en saison sèche. ”
Teddy Ngu, Directeur des affaires corporatives pour l’Afrique, GB Foods – Cameroun
Malgré une production moyenne d’environ 380 510 tonnes entre 2020 et 2024, la filière tomate au Ghana reste confrontée à plusieurs défis, notamment les faibles rendements, les pertes post-récolte et la dépendance aux conditions climatiques.



