Face aux tensions commerciales mondiales et au ralentissement économique, l’Afrique veut accélérer son intégration économique. Réunis en Égypte du 21 au 24 juin 2026, les participants aux 33ᵉ assemblées annuelles d’Afreximbank devront réfléchir aux moyens de stimuler le commerce intra-africain, développer l’industrie locale et renforcer la souveraineté économique du continent. Des discussions stratégiques alors que les échanges commerciaux entre pays africains restent parmi les plus faibles du monde.
Le commerce intra-africain et l’industrialisation seront au centre des 33ᵉ assemblées annuelles d’Afreximbank. Plus de 4 000 participants, dont des chefs d’État, investisseurs et gouverneurs de banques centrales, sont attendus en Égypte autour du thème : « Commerce intra-africain et industrialisation : voie vers la souveraineté économique ». Selon Afreximbank, l’objectif est d’accélérer les échanges africains grâce à la ZLECAf, au système panafricain de paiement PAPSS et à des mécanismes visant à réduire les barrières douanières.
Le message est simple : la prochaine phase de croissance de l’Afrique doit être portée par le commerce intra-africain, la transformation industrielle et une plus grande intégration économique entre nos pays.
George Elombi, Président d’Afreximbank
Malgré les ambitions affichées, le commerce intra-africain reste limité. Selon la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, il représente seulement 15 % des échanges du continent en 2025, contre près de 60 % en Europe. Les difficultés logistiques, le coût du transport et le faible niveau de transformation industrielle restent les principaux obstacles. Afreximbank veut donc renforcer les investissements dans les infrastructures, l’énergie, les industries manufacturières et la transformation minière afin de créer davantage de valeur ajoutée sur le continent.
Lors de la précédente rencontre et des principales activités organisées par Afreximbank, notamment la dernière foire du commerce intra-africain à Alger l’an dernier, nous avons insisté sur la création d’un vaste “deal room”. C’est un espace où les entreprises africaines rencontrent les capitaux africains, et où les investisseurs internationaux découvrent les opportunités d’investissement en Afrique. Ainsi, cette 33ᵉ assemblée annuelle de 2026 sera centrée sur des projets qui renforcent le commerce intra-africain, et nous sommes convaincus que les opportunités dans ce domaine sont immenses.
George Elombi, Président d’Afreximbank
L’Afrique possède près de 30 % des ressources minérales mondiales mais exporte encore principalement des matières premières brutes. Pour Afreximbank, l’industrialisation apparaît désormais comme un levier essentiel pour créer des emplois, réduire la dépendance extérieure et renforcer la compétitivité des économies africaines.



