Le Kenya est secoué par une crise sociale d’ampleur, provoquée par la flambée des prix du carburant. Cette situation a entraîné une mobilisation massive des transporteurs et des manifestations dans plusieurs grandes villes du pays. Les perturbations du transport urbain et les affrontements avec les forces de l’ordre témoignent d’un climat de tension croissante et d’un mécontentement généralisé face à la hausse du coût de la vie.
Le Kenya traverse une nouvelle crise sociale marquée par des manifestations massives et une grève des transporteurs déclenchées par la forte augmentation des prix du carburant. Les affrontements avec les forces de l’ordre ont fait au moins 4 morts et plus de 30 blessés, selon des sources sécuritaires et médicales. Depuis le 18 mai 2026, les principales villes du pays, dont Nairobi, Mombasa et Kisumu, sont partiellement paralysées après l’arrêt des activités des chauffeurs de bus et des taxis collectifs (matatus).
« Nous nous demandons pourquoi le carburant au Kenya coûte plus cher que celui de l’Ouganda, de l’Éthiopie et de la Tanzanie. Ces différences de prix ne semblent pas cohérentes. »
Anthony Wambua, Conducteur de moto – Kenya
À l’origine de la contestation, une augmentation brutale des prix à la pompe. À Nairobi, le litre de diesel a atteint environ 242 shillings kenyans, soit une hausse estimée à 23 %, tandis que l’essence s’établit autour de 214 shillings, en progression d’environ 8 %. Les autorités expliquent cette flambée par la hausse du prix du pétrole sur le marché international, dans un contexte de tensions géopolitiques au Moyen-Orient et de perturbations des chaînes d’approvisionnement.
“Maintenant, c’est 300. La vie devient insupportable. Donc s’il vous plaît, monsieur Ruto, où que vous soyez, si vous pouvez écouter les Kenyans que nous sommes.”
Charles, Citoyen – Kenya
Face à l’ampleur de la crise, le gouvernement a engagé des négociations avec les représentants des transporteurs. Un accord provisoire prévoit une réduction partielle du prix du diesel ainsi qu’une suspension temporaire de la grève pour environ une semaine. Toutefois, les syndicats estiment ces mesures insuffisantes et réclament des baisses plus significatives.



