Au Kenya, entre 6 000 et 8 000 tonnes de thé sont immobilisées au port de Mombasa en raison du conflit au Moyen-Orient. Ce blocage représente une valeur d’environ 24 millions de dollars, affectant l’un des principaux carrefours mondiaux du thé. La crise a poussé plusieurs compagnies maritimes internationales à annuler leurs escales à Mombasa. Cette interruption coupe un corridor d’exportation vital vers le Moyen-Orient et le Pakistan. L’Association est-africaine du commerce du thé (EATTA) a alerté sur cette situation critique le 27 mars 2026.
L’industrie du thé au Kenya subit d’importantes pertes en raison du conflit au Moyen-Orient, qui perturbe les routes maritimes et sature le port de Mombasa. Selon l’Association est-africaine du commerce du thé (EATTA), entre 6 000 et 8 000 tonnes de thé, d’une valeur de 24 millions de dollars, y sont actuellement bloquées. Cette situation critique, signalée le 27 mars 2026, résulte de l’annulation des escales par plusieurs compagnies maritimes, coupant l’accès aux marchés vitaux du Moyen-Orient et du Pakistan.
La situation au port est actuellement critique car de nombreuses compagnies maritimes ont annulé leurs escales à Mombasa en raison du conflit actuel au Moyen-Orient. Par conséquent, chaque semaine depuis le début de la guerre, environ 20 % de nos thés sont restés à Mombasa en raison des perturbations des voies maritimes.
George Omuga, Directeur général, Association est-africaine du commerce du thé (EATTA)
L’impact financier est également considérable. Selon Gperge Omuga, Les exportateurs subissent un manque à gagner de 8 millions à 9 millions de dollars par semaine, totalisant 24 millions de dollars sur trois semaines. Il avertit qu’une extension du conflit vers d’autres plaques tournantes commerciales aggraverait la situation. Toute déstabilisation touchant le Pakistan, marché majeur, porterait un coup critique à l’ensemble de la filière.
L’un des ports servant de plaque tournante pour le Pakistan a été attaqué, et le Pakistan importe environ 40 % de notre thé. Si le conflit s’étend à cette zone, nous risquons de perdre plus de 65 % de notre marché d’exportation.
George Omuga, Directeur général, Association est-africaine du commerce du thé (EATTA)
Les exportations de thé devraient reculer de 18 % en raison de l’accès réduit aux marchés et des blocages logistiques, selon un récent rapport de l’Agence kényane de promotion des exportations et de l’image de marque (KEPROBA). La suspension des routes de fret et les points de congestion maritimes ont stoppé les flux d’échanges vitaux. La flambée des prix du pétrole renchérit le transport, aggravant la pression sur la balance commerciale du pays. La crise au Moyen-Orient compromet l’objectif de croissance annuelle de 10 % des exportations fixé dans le plan stratégique 2023–2027.



