Le Bénin a voté ce dimanche 12 avril 2026 dans un contexte institutionnel inédit. Près de 7,9 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes dans 17 462 postes de vote. Ce scrutin inaugure le cycle des élections générales et le mandat présidentiel de 7 ans. Un rendez-vous décisif pour mesurer la vitalité démocratique du pays.
Près de 7,9 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes ce dimanche 12 avril 2026, dont 62 679 de la diaspora répartis dans 112 postes de vote à l’étranger. À travers 17 462 bureaux de vote, le pays a testé pour la première fois le dispositif des élections générales couplé à un mandat présidentiel de sept ans, issu des réformes institutionnelles engagées ces dernières années. À Cotonou, les centres de vote ont ouvert dans un climat globalement calme. Au centre de vote du président de la République à Cotonou, Patrice Talon a accompli son devoir civique sous le regard des observateurs.
Quelle que soit l’issue du vote, nous aurons tous la certitude que le Bénin a franchi un cap dans son histoire. Et c’est ça, ce que les peuples attendent de leurs dirigeants, c’est de porter la communauté à évoluer dans tous les domaines, y compris dans les domaines les plus délicats, les plus controversés. Alors, mon sentiment de satisfaction, ce que je retiens depuis quelques jours et je quitte la charge avec le sentiment d’avoir donné le meilleur de moi même, puis d’avoir amené le pays, a fait quelques pas dans tous les domaines.
Patrice Talon, Président de la République
Sur le terrain politique, deux duos candidats pour les postes de Président et vice-président de la République dont Romuald Wadagni, candidat de la majorité présidentielle et Paul Hounkpè de l’opposition dite constructive pour la présidence. Les deux candidats ont voté respectivement à Lokossa et à Lobogo, inscrivant leur participation dans une campagne marquée par la continuité des réformes et les débats sur leur impact.
Il y a des informations qui nous sont parvenues hier et nous estimons que les Nations unies n’ont pas jusqu’au bout et que le vote le choix d’un concitoyen, le choix de compatriote sera respecté à la lettre et il faut laisser les compatriotes choisir le président de la République. Il ne faut pas faire des achats de conscience et surtout ne faut pas voter à leur place. Et au terme tous, nous devons respecter le choix des urnes.
Rock Judicaël Hounwanou, Colistier de Paul Hounkpè
Ce scrutin présidentiel de 2026 intervient dans un paysage politique reconfiguré, marqué par la crise politique ouverte en 2019 avec l’exclusion d’acteurs majeurs, dont le principal parti d’opposition dirigé par Thomas Boni Yayi. L’invalidation de son duo candidat pour les élections générales de 2026 et les tensions internes, accentuées par l’annonce de sa démission, ont fragilisé le parti, provoquant des départs vers le mouvement « Pacte républicain » acquis à la mouvance. Par ailleurs, l’instauration de nouvelles institutions, dont le Sénat, redéfinit les équilibres politiques.



