Modèle africain de lutte anticorruption selon Transparency International (41ème rang mondial), le Botswana doit ses succès à sa bonne gouvernance et à la Direction de la lutte anticorruption (DCEC). Pour maintenir cette éthique, la jeunesse botswanaise s’est engagée lors d’un dialogue constructif organisé par la DCEC à l’Université du Botswana. Cette plateforme a sensibilisé étudiants et jeunes professionnels à l’impact de la corruption sur l’économie, la gouvernance et leur avenir.
Classé 41e dans le dernier rapport de Transparency International, le Botswana occupe une place spéciale dans la lutte contre la corruption en Afrique en se situant au premier rang de tous les pays du continent. Afin de maintenir cette éthique, la Direction de la lutte anticorruption (DCEC) a organisé, le 14 mai 2026 à l’Université du Botswana, un dialogue avec les jeunes pour les sensibiliser à l’impact de la corruption sur l’économie et leur avenir.
“J’appelle la jeunesse à faire entendre sa voix, essentielle par son éthique, son innovation et son intégrité inébranlable. Le futur désiré sera bâti par les jeunes prêts à défendre le bien, même impopulaire. L’intégrité est un engagement : choisir l’honnêteté, refuser l’échec et en accepter les coûts.”
Lesedi MASHUMBA, Enseignante-chercheur – Botswana
Le dialogue a sensibilisé les jeunes à l’impact de la corruption (économie, gouvernance, emploi). Les discussions ont abordé l’intégrité, la dénonciation et la technologie pour la transparence. Les jeunes ont proposé des solutions, axées sur l’éthique et la responsabilité. En 2024, le Botswana a connu un fort mécontentement populaire dû à la crise économique, causée par la chute des ventes mondiales de diamants. La croissance est tombée de 5 % (2022) à 1 % (2024), et le chômage a grimpé à 28 %, dont 38 % chez les jeunes.
“La corruption, alimentant la déception et l’érosion de la confiance, est la cause principale du désenchantement des citoyens botswanais, y compris des jeunes. Pour y remédier, il est essentiel de renforcer la redevabilité, de garantir la justice et d’intensifier la lutte contre la corruption, comme en témoignent déjà de nombreuses condamnations.”
Sonia Gaobololae, Analyste politique – Botswana
Selon l’Indice de perception de la corruption 2025 de Transparency International, le Botswana (58/100) est un des pays les moins corrompus d’Afrique subsaharienne. Le dialogue actuel est une étape clé dans sa lutte anticorruption, témoignant de la volonté du gouvernement, via la DCEC, d’impliquer activement la jeunesse. L’enthousiasme des étudiants de l’Université du Botswana envoie un message fort : la nouvelle génération est en première ligne pour défendre la bonne gouvernance et bâtir un Botswana sans corruption.



