Chefs d’État, décideurs publics, investisseurs et opérateurs économiques africains se retrouvent à Lomé au Togo pour la troisième édition de Biashara Afrika 2026. Pendant trois jours, la capitale togolaise accueille une plateforme continentale dédiée au commerce intra-africain et à l’accélération de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine.
La diplomatie économique africaine s’est donné rendez-vous à Lomé du 18 au 20 mai 2026 dans le cadre de la troisième édition de Biashara Afrika. Organisé par le secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine en collaboration avec le gouvernement togolais, le forum des affaires de la ZLECAf vise à renforcer le commerce africain à l’intérieur du continent. La cérémonie officielle d’ouverture s’est tenue au Palais des Congrès de Lomé en présence du Président du Conseil du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé, entouré de responsables d’institutions financières, de représentants du secteur privé et d’acteurs du développement mobilisés autour d’un même objectif : accélérer l’intégration économique africaine. Biashara Afrika 2026 est placée sous le thème : « Stimuler la transformation économique de l’Afrique grâce à la ZLECAf ».
Aujourd’hui encore, le coût logistique dans la région reste parmi la plus élevée du monde. Les barrières non tarifaires persistent, les délais aux frontières ralentissent les échanges. Je remercie nos deux amis. La ministre du Nigeria et le président de la banque qui ont pointé du doigt nos défaillances et je demande au ministre à la Sécurité de régler cette anomalie sous 48 h.
Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil
Six ans après son lancement officiel en 2020, la Zone de libre-échange continentale africaine affiche des avancées chiffrées. Au total 50 États africains ont ratifié l’accord et 26 commercent déjà sous les règles de la ZLECAf. En 2024, les échanges intra-africains ont atteint 220 milliards de dollars, soit une hausse de 12,5 % en un an. Une dynamique qui pourrait porter le commerce continental à 230 milliards de dollars d’ici 2027.
Les progrès réalisés en matière de règles d’origine ainsi que les avancées issues des négociations, notamment les percées enregistrées dans des secteurs tels que l’automobile appelé à jouer un rôle moteur dans le développement industriel du continent ainsi que dans le textile et l’habillement, montrent que les conditions nécessaires à la construction et à la consolidation de l’industrialisation en Afrique sont progressivement réunies. Nous appelons donc, dans le secteur automobile, les équipementiers d’origine (OEM) à assumer pleinement leur rôle en investissant dans le développement industriel de l’Afrique et en étendant leurs investissements à l’ensemble du continent, aussi bien dans les grandes économies que dans les économies plus modestes.
Wamkele Mene, Secrétaire général du secrétariat de la ZLECAf
Biashara Afrika 2026 met l’accent sur l’industrialisation, la logistique, la transformation locale, les infrastructures numériques et le développement des chaînes de valeur africaines. Pour le Togo, cette édition représente aussi une plateforme de visibilité économique régionale. Les autorités togolaises s’appuient sur les infrastructures du pays, la digitalisation des services et le Port autonome de Lomé pour consolider la position du pays dans les échanges commerciaux ouest-africains.



