Afrique : 2 000 établissements d’enseignement supérieur recensés sur le continent

Moteurs du développement, les universités africaines rencontrent des défis. Des freins structurels limitent encore leur impact. Le défi consiste désormais à transformer l’enseignement supérieur en un véritable levier de croissance durable pour le continent.

Les institutions universitaires sur le continent africain constituent des leviers stratégiques pour sa transformation économique. Elles ont pour mission de préparer les futurs cadres et de générer les connaissances nécessaires à l’avancement technologique. Néanmoins, les statistiques de l’UNESCO révèlent que la part de l’Afrique dans la recherche scientifique mondiale plafonne à environ 2 %, en dépit d’un réseau de plus de 2 000 centres d’études supérieures. Un tel écart met en lumière les difficultés persistantes relatives au financement ainsi qu’à la valorisation effective des travaux de recherche.

“C’est un secteur particulièrement onéreux, extrêmement coûteux. Nos nations font encore face à de multiples défis fondamentaux. Cependant, il nous incombe d’élaborer les stratégies adéquates pour surmonter les obstacles qui se dressent sur notre chemin.

JACQUES FRANÇOIS MAVOUNGOU, Recteur de l’Université Internationale de Libreville Berthe et JeanGabon

  “

Malgré le dynamisme d’institutions comme l’Université Internationale de Libreville au Gabon ou l’Université Mohammed V au Maroc, l’enseignement supérieur africain fait face à des freins structurels. Le manque d’équipements, d’infrastructures et de partenariats entrave la transformation des savoirs académiques en innovations concrètes pour le développement du continent.

“ Pour dynamiser l’innovation, il est essentiel de briser le cloisonnement entre les universités et le secteur privé. Cette rupture peut se traduire par diverses initiatives, à commencer par le développement accru de l’apprentissage au sein des programmes de formation,  “

MOHAMMED AMINE BALAMBO, Président-directeur général de Global Management instituteMaroc

Pour favoriser une croissance inclusive, l’Afrique doit faire de l’enseignement, de la recherche et de l’innovation de véritables moteurs de développement. Cela implique un renforcement des investissements, alors que le continent ne consacre que 0,6 % de son PIB à la recherche, contre 1,79 % au niveau mondial selon l’UNESCO. Par ailleurs, avec un taux d’inscription dans l’enseignement supérieur limité à 9 %, loin de la moyenne mondiale de 38 %, il devient urgent de consolider les synergies avec le secteur privé afin de renforcer la compétitivité.

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