Cap-Vert : le camp de Tarrafal proposé au patrimoine mondial de l’UNESCO

Le président José Maria Neves considère la candidature de l’ancien camp de concentration de Tarrafal au patrimoine mondial de l’UNESCO comme une véritable réparation historique. Lors du symposium international dédié au Musée de la Résistance, le chef de l’État capverdien a souligné que cette démarche vise à honorer la mémoire des combattants de la liberté et à transformer ce lieu de souffrance, autrefois surnommé le « camp de la mort lente », en un symbole universel de dignité humaine et de résilience démocratique.

Le Président capverdien, José Maria Neves soutient la candidature de l’ancien camp de concentration de Tarrafal au Patrimoine mondial de l’UNESCO lors du Symposium international « Musée de la Résistance du camp de concentration de Tarrafal » tenu du 24 au 26  juin 2026. Soulignant l’importance technique et politique de l’événement, le chef de l’État a réitéré son engagement pour la dignité humaine et la mémoire historique, qualifiant ce site de lieu de souffrance mais aussi de libération.

« Nous devons tout faire pour que ce camp, futur patrimoine de l’humanité, éclaire l’avenir en dépassant les douleurs du passé vers la liberté et la dignité. Ces lieux, archives d’une épopée et laboratoires de paix, luttent contre l’oubli. Leur préservation honore notre Constitution et soutient la candidature de Tarrafal au patrimoine mondial. »

José Maria Neves , Président de la RépubliqueCap-Vert 

 Le camp de prisonniers de Tarrafal surnommé le « camp de la mort lente »  a fonctionné de manière irrégulière entre 1936 et 1974, accueillant initialement des opposants portugais au régime et, plus tard, des Africains rebelles contre le régime colonial au Cap-Vert, en Angola et en Guinée-Bissau, qui y ont été détenus jusqu’à ce que le Cap-Vert obtienne son indépendance en 1975.  

Au-delà d’une simple distinction honorifique, notre ambition est de combler un vide historique en consolidant la place de la mémoire collective africaine au sein du patrimoine de l’UNESCO. Il est du droit et de la responsabilité de l’Afrique de graver dans les annales de l’humanité ces lieux marqués par la souffrance, mais aussi par la quête de liberté et de réconciliation. 

José Maria Neves , Président de la RépubliqueCap-Vert 

Le Président José Maria Neves voit dans l’inscription de Tarrafal au patrimoine mondial un levier pour la paix et la dignité humaine. Devant experts et anciens détenus, il a présenté ce symposium comme un hommage aux souffrances passées et un socle pour la démocratie. Le Cap-Vert ambitionne ainsi de combler une lacune historique en intégrant la mémoire collective africaine au récit mondial.Établi en 1936 sous la dictature de Salazar, peu après le déclenchement de la guerre civile espagnole, le camp de Tarrafal se trouve dans la partie septentrionale de l’île de Santiago, au Cap-Vert.

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