En 2025, le Cameroun occupe la première place en Afrique centrale en termes de financements de l’AFD, avec 51 projets totalisant environ 623 milliards de FCFA. Ce chiffre, qui équivaut à près de 30 % du portefeuille régional, souligne l’importance économique du pays, l’ampleur de ses besoins infrastructurels et la longue tradition de coopération financière avec le groupe AFD.
Avec un portefeuille de 623 milliards FCFA réparti sur 51 projets en cours, le Cameroun s’impose comme le premier bénéficiaire du groupe Agence française de développement en Afrique centrale. Cette enveloppe constitue environ 30,7 % des 2 099 milliards de FCFA alloués au niveau régional en 2025. Dans ce classement, le Cameroun précède la République démocratique du Congo (486,1 milliards de FCFA), le Gabon (423,9 milliards de FCFA), le Congo (318,1 milliards de FCFA), le Tchad (202,5 milliards de FCFA) et la République centrafricaine (94,9 milliards de FCFA).
“ Le Cameroun est certes le pays qui a le PIB le plus important de la CEMAC et l’un des plus remarquables de la CAQ, et à ce titre, il mobilise beaucoup plus les financements de l’Agence française de développement.”
Honoré Justin MONDOMOBE, Expert en Intelligence économique – Cameroun
Au rang des projets emblématiques figurent le barrage de Nachtigal, la modernisation du Transgabonais, le dispositif de lutte contre les inondations à Yaoundé et Douala, sans oublier Prometal ainsi que les programmes ruraux SeptentrionEst et SECAL.
“ Le Cameroun joue un rôle de leader, mais ce rôle doit se traduire par des infrastructures d’accompagnement structurelles visibles. D’où la nécessité d’évaluer la contribution de l’aide au développement du financement des bailleurs et des banques de développement dans l’émulation économique de l’Afrique centrale.”
Honoré Justin MONDOMOBE, Expert en Intelligence économique – Cameroun
Toutefois, le véritable enjeu réside dans la capacité à traduire ces 623 milliards FCFA en résultats tangibles. Si l’AFD a enregistré des avancées notables en Afrique centrale sur la période 2020–2025 (santé, éducation, agriculture, eau), l’absence de statistiques précises empêche pour l’instant d’évaluer la réelle contribution du portefeuille camerounais à la productivité, à la rationalisation des coûts ou au dynamisme de l’investissement privé.



