Face à la progression de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo et au risque de propagation en Afrique centrale, la CEMAC accélère sa riposte. Réunis à Brazzaville du 06 au 08 juillet 2026, experts et responsables sanitaires de la sous-région se concertent pour renforcer la surveillance aux frontières et harmoniser les stratégies de prévention.
La prévention avant la propagation. C’est l’objectif de la réunion d’urgence organisée à Brazzaville par la Commission de la CEMAC, en collaboration avec le ministère congolais de la Santé ce 06 juillet 2026. Pendant trois jours, les experts des six États membres évaluent les risques liés à la résurgence de la maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo et en Ouganda, afin de renforcer la surveillance aux principaux points d’entrée de l’espace communautaire. Selon le dernier bilan, la République démocratique du Congo enregistre 1 561 cas confirmés, dont 506 décès, soit un taux de létalité supérieur à 32 %. Une situation qui renforce les inquiétudes dans une sous-région marquée par d’importants mouvements transfrontaliers.
«Cette réunion est une réunion qui permet d’harmoniser les protocoles et puis d’organiser des activités de coordination communes. Il y a le fait qu’à l’intérieur de la CEMAC il y a la libre circulation des personnes et des biens. Cela signifie que tous les pays de la CEMAC sont concernés au même titre que le Congo Brazzaville et la RCA qui sont des pays frontaliers à la RDC. »
Fulgence LIKASSI-BOKAMBA, Commissaire à l’Éducation et à la Recherche de la Cemac – Congo
Si aucun cas n’a été enregistré à ce jour dans les pays de la CEMAC, la proximité avec les foyers épidémiques, la porosité des frontières et la libre circulation des personnes au sein de la communauté imposent une vigilance permanente. 15 cas sur les 20 confirmés en Ouganda sont directement liés à des voyageurs en provenance de la RDC, preuve que le risque transfrontaliers demeure elevé.
« La feuille de route a prévu des réunions et des actions pratiques. ça c’est une réunion de coordination qui va faire le point et qui fera également un partage d’expériences sur des actions déjà entreprises au niveau de chaque pays. Cette réunion permettra de déceler également les faiblesses bien sûr qu’on parlera aussi des points forts. »
Fulgence LIKASSI-BOKAMBA, Commissaire à l’Éducation et à la Recherche de la Cemac – Congo
Au terme des travaux, les experts devront définir les besoins prioritaires de chaque État et harmoniser les mécanismes de coordination afin d’assurer une réponse régionale efficace face à une éventuelle propagation du virus. L’objectif est de renforcer la coordination régionale afin de détecter rapidement tout cas suspect et de contenir une éventuelle propagation du virus avant qu’il n’atteigne les pays de la sous-région.



