Congo – BAD : 3000 délégués attendus à Brazzaville

Du 25 au 29 mai 2026, la capitale congolaise accueille les Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement. Un rendez-vous stratégique qui réunira plus de 3 000 délégués venus de 81 pays membres de l’institution.

Les flux d’aide publique diminuent, les coûts d’emprunt augmentent, tandis que les besoins du continent africain explosent. Énergie, infrastructures, agriculture, climat, emplois : selon la BAD, l’Afrique accuse un déficit de financement estimé à 400 milliards de dollars par an. A l’occasion des 61èmes assemblées annuelles de la Banque africaine de développement, chefs d’État, ministres des Finances, gouverneurs de banques centrales et investisseurs réfléchiront à une même question : comment financer durablement le développement de l’Afrique dans un contexte mondial marqué par les crises et la fragmentation économique ?

« Il y a de l’argent disponible sur le continent, mais qui n’est pas bien mobilisé, que la BAD va pouvoir mobiliser dans le cadre de l’architecture et qu’on va pouvoir affecter à des investissements en infrastructures. Aujourd’hui, on va pouvoir construire des centrales électriques pour donner l’électricité, pouvoir construire des écoles, des hôpitaux, des routes, des ports, bref, des aéroports, pour doter l’Afrique d’infrastructures et aussi investir massivement dans l’agriculture, qui est important pour nourrir l’Afrique et transformer l’agriculture. »

DIDIER ACOUETEY, Conseiller spécial du président de la BADTogo

Sous l’impulsion du nouveau président de la BAD, Sidi Ould Tah, la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement, la NAFAD, ambitionne de canaliser les capitaux domestiques disponibles vers des projets structurants et créateurs d’emplois.

Autre signal fort : la reconstitution record du Fonds africain de développement, avec 11 milliards de dollars mobilisés en décembre 2025 à Londres pour soutenir les pays africains les plus fragiles.

« On estime qu’aujourd’hui, à peu près 4000 milliards de dollars disponibles sur le continent, pas forcément entièrement mobilisables, mais une partie est mobilisable, c’est-à-dire les caisses de retraite, les fonds souverains, les caisses de dépôt, les assureurs ont effectivement beaucoup de liquidités qu’on pourrait mobiliser justement pour investir en Afrique.» 

DIDIER ACOUETEY, Conseiller spécial du président de la BADTogo

À Brazzaville, les débats porteront également sur la souveraineté financière du continent, le soutien aux PME, l’investissement dans le capital humain et le développement des chaînes de valeur africaines.

Enfin, les Assemblées seront marquées par la publication du rapport 2026 des « Perspectives économiques en Afrique », considéré comme l’un des principaux baromètres économiques du continent.

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