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Ouganda : les autorités lancent un programme de nationalisation du secteur de l’électricité

En Ouganda, les autorités envisagent de nouveau de nationaliser le secteur de l’électricité. L’objectif de cette réforme est d’attirer des investisseurs dans les infrastructures énergétiques du pays d’Afrique de l’Est, et de fournir aux Ougandais une énergie électrique moins chère.

L’Ouganda va de nouveau nationaliser le secteur de l’électricité. L’annonce a été faite le 9 décembre par le gouvernement ougandais. Pour les autorités ougandaises, cette initiative permettra non seulement de fournir aux Ougandais de l’électricité à des tarifs abordables, mais elle aidera le pays à se libérer de ses partenaires privés étrangers, notamment la société sud-africaine Eskom et le consortium international Umeme. La nouvelle société, la Compagnie nationale ougandaise de l’électricité, qui aura en charge la gestion de la production et la distribution d’électricité.

 » Nous venons de rappeler qu’avec Donald Trump, les États-Unis se sont presque intéressés au continent, ce qui a favorisé la montée en puissance de l’influence de la Chine, qui a multiplié depuis près de 20 ans, la construction d’infrastructures en Afrique, ou de la Russie avec le déploiement de la force Wagner dans certains pays. Mais avec l’arrivée du président Joe Biden, on assiste à un changement qui consiste à considérer la relation entre Washington et l’Afrique comme essentielle sur d’innombrables sujets, puisque l’Afrique est à la fois un moteur de croissance, un enjeu diplomatique, une zone de conflit et un laboratoire de la transition énergétique. C’est ce que semblent comprendre les Américains à travers les 55 milliards de dollars qu’ils prévoient de consacrer au continent. »

Jean Marie Biada, Economiste

Selon un constat fait par le président ougandais Yoweri Museveni, les partenaires privés étrangers qui exercent dans le domaine de l’électricité pratiquent des tarifs trop élevés. Selon des observateurs, les coûts élevés d’électricité résultent d’ententes entre les sociétés et de hauts responsables ougandais. Face à cette situation, le gouvernement a instruit au ministère de l’Énergie de ne pas reconduire les contrats qui le lient à Eskom et Umeme, des contrats qui arrivent respectivement à échéance en 2023 et 2025.

« Malgré les traités Agoa, les échanges commerciaux entre l’Afrique et les États-Unis restent relativement faibles par rapport à ceux entre la Chine et le continent. A travers cette rencontre, Washington entend donc profiter et donner un coup de pouce à ces traités en soutenant notamment ses entreprises sur le continent pour en faire un pilier important du commerce extérieur au détriment de la Chine. »

Jean Marie Biada, Economiste

Notons qu’en Ouganda, seulement 57% de la population a accès à l’électricité, selon les données du Bureau national des statistiques.

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