Zambie : persistance des violences pré -électorales

En Zambie, la période préélectorale est marquée par des actes de violence mutuels entre militants du pouvoir et de l’opposition. Un déploiement inédit de policiers et militaires chargés de veiller à la paix sociale est observé. Des médias locaux parlent d’une perturbation volontaire de la campagne électorale des candidats de l’opposition.

Malgré le déploiement de l’armée pour ramener la sérénité en Zambie, le climat préélectoral reste tendu. 2800 policiers supplémentaires ont été dépêchés dans 7 provinces du pays avec pour ordre d’assurer la sécurité pendant le vote prévu le 12 août 2021. En Zambie, les affrontements se multiplient entre militants du Front populaire, au pouvoir et ceux du  Parti unifié pour le développement national, principale formation de l’opposition. Les plus violentes ont fait deux victimes le 30 juillet 2021.

Des médias zambiens informent que la campagne électorale de l’opposition est perturbée par les forces de l’ordre. Les déplacements des candidats sont restreints, les militants dispersés à coups de gaz lacrymogènes. Selon les autorités, l’opposition bafoue les mesures contre la propagation du covid-19 lors des rassemblements.

Des observateurs craignent une escalade au regard des précédents épisodes électoraux dans le pays. La Zambie est familière des violences pré-électorales. C’était déjà le cas en 2016 lors du scrutin remporté à 50,4 % des suffrages par le président Edgar Lungu, contre 47,6% pour son rival Hakainde Hichilema. Des résultats contestés par l’opposant qui essuyait alors son 3 ème échec lors d’une élection présidentielle.

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