Afrique : partenariat ivoiro-djiboutien pour renforcer la lutte contre la corruption

La Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG) de Côte d’Ivoire et la Commission nationale indépendante de prévention et de lutte contre la corruption (CNIPLC) de Djibouti ont signé, le 3 juillet 2026 à Abidjan, un mémorandum d’entente pour renforcer leur collaboration. Cet accord fait suite à une semaine de travail et d’échanges d’expertise entre les deux institutions. 

Dans une dynamique de mutualisation des efforts contre la corruption, la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG) de Côte d’Ivoire et la Commission Nationale Indépendante de Prévention et de Lutte contre la Corruption (CNIPLC) de Djibouti ont officialisé, le 3 juillet 2026 à Abidjan, un partenariat stratégique. Ce mémorandum d’entente instaure une coopération bilatérale étroite axée sur l’échange d’expertises, l’assistance technique, la formation et une harmonisation des procédures d’enquête, avec un accent particulier sur la transparence des marchés publics. 

“ Les défis en matière de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées demeurent cruciaux. Il s’agit, entre autres, de renforcer le système de déclaration et de vérification de patrimoine, notamment en vue de prévenir l’enrichissement illicite, d’intensifier la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, et de mieux appréhender le phénomène de la corruption.”

Zoro Épiphane Bi Ballo, Président, Haute autorité pour la bonne gouvernanceCôte d’Ivoire

La signature de ce mémorandum d’entente traduit la volonté de la HABG et de la CNIPLC de faire de la coopération internationale un levier majeur de la lutte contre la corruption. En favorisant les échanges d’expertise, le renforcement des capacités et la coordination des actions, ce partenariat vise à consolider les dispositifs de prévention et de répression des pratiques corruptives. Une coopération transfrontalière qui permettra aux deux institutions de mieux faire face à un phénomène dont les effets dépassent les frontières nationales, tout en promouvant une gouvernance plus intègre et plus transparente.

“ Nous envisageons de renforcer la communication et la sensibilisation à tous les niveaux de la société. Nous envisageons aussi d’améliorer la collecte et l’exploitation des données sur l’état de la corruption, de renforcer la coordination entre les organes de contrôle et, enfin, de renforcer la coopération régionale et internationale.”

Badria Zakaria Cheikh Ibrahim, Présidente de la CNIPLCDjibouti

Alors que la Côte d’Ivoire confirme sa dynamique positive en atteignant le 76ᵉ rang de l’Indice de perception de la corruption, Djibouti fait face à des obstacles structurels majeurs, malgré les efforts de réforme engagés et un score de 31 sur 100.  

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