Dans un contexte sécuritaire toujours critique à l’est de la République démocratique du Congo, marqué par plus de 1 500 civils victimes fin 2025 et près de 7,8 millions de déplacés, l’accord conclu entre l’AFC/M23 et le Comité international de la Croix-Rouge ouvre la voie à la remise de 2 000 à 3 000 militaires FARDC aux autorités congolaises. Présentée comme une avancée humanitaire majeure, cette opération reste toutefois suspendue à des défis logistiques et à l’aval du gouvernement. Ils ont d’ailleurs été faits prisonniers lors des offensives de fin 2025 dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, ayant causé de lourdes pertes et des déplacements massifs.
Alors que des résolutions définitives sont en cours pour en finir avec la situation sécuritaire alarmante à l’est de la RDC, où l’on dénombre plus de 1 500 civils tués lors des seules offensives de fin 2025, notamment depuis le conflit avec le Rwanda, l’AFC/M23 a signé un accord avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour la remise progressive de plusieurs milliers de militaires FARDC. Faits prisonniers lors des offensives de fin 2025 dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, ayant causé de lourdes pertes et des déplacements massifs, ces soldats seront transférés au CICR avant leur retour encadré vers les autorités congolaises. Selon l’accord, 2 000 à 3 000 militaires seront concernés dans une première phase.
“En réalité, il est évident que les soldats congolais qui ont été arrêtés et emprisonnés montrent la supériorité des forces congolaises, soutenues par le roi, dans une situation très délicate.”
Aboudramane Coulibaly, Analyste Politique – Mali
Le protocole signé repose sur un processus individualisé : chaque militaire aurait été identifié et aurait signé un acte de consentement préalable. Cette démarche, selon les autorités congolaises, vise à garantir la transparence de l’opération dans une région déjà confrontée à une crise humanitaire majeure, avec près de 7,8 millions de déplacés internes, où le respect du droit international humanitaire reste une priorité absolue.
“Le fait que les forces armées congolaises ne bénéficient d’aucun soutien logistique ou maritime peut expliquer la situation réelle. S’ils continuent, l’ennemi pourra contrôler l’est du Congo aussi longtemps qu’il le souhaitera. C’est une réalité à laquelle la communauté internationale doit faire face.”
Aboudramane Coulibaly, Analyste Politique – Mali
Toutefois, la mise en œuvre effective de cette opération reste conditionnée à plusieurs facteurs. Des contraintes logistiques subsistent, notamment en ce qui concerne l’organisation pratique des transferts. Par ailleurs, l’acceptation formelle par la partie gouvernementale demeure une condition indispensable à la poursuite du processus.



