Le Kenya a annoncé la fin immédiate du recrutement de ses ressortissants pour les opérations militaires russes en Ukraine, mettant un terme à une controverse internationale grandissante. Les Kenyans actuellement en Russie pourront bénéficier d’un soutien consulaire renforcé, incluant assistance médicale et conseils légaux.
Plus aucun citoyen kényan ne sera désormais recruté pour participer aux opérations militaires russes en Ukraine. Le Kenya et la Russie ont scellé un accord mettant fin à une controverse aux répercussions internationales. L’annonce a été faite lundi 16 mars par le ministre des Affaires étrangères, Mussolia Mudavadi, qui a confirmé la clôture de ce programme décrié, au cœur d’inquiétudes croissantes sur la sécurité et les droits des Kenyans à l’étranger.
Nous avons abordé la question du bien-être des Kényans en Russie, notamment ceux concernés par les opérations spéciales. Je tiens à affirmer que nous avons l’assurance que le ministère de la Défense n’enrôlera pas de Kényans. Il leur est donc impossible de s’engager dans ces opérations, et nous tenons à le souligner .
Musalia Mudavadi, Ministre des Affaires étrangères – Kenya
Les services de renseignement kenyans estiment à plus de 1 000 le nombre de citoyens recrutés, soit cinq fois plus que les chiffres initialement avancés, séduits par des salaires et des primes conséquentes. Pour venir en aide à ceux restés en Russie, le ministre a confirmé la mise en place de services consulaires offrant assistance, sécurité et suivi médical par le biais des voies diplomatiques.
“A travers le ministère de la Défense, des services consulaires seront également mis en place afin que les Kenyans qui pourraient avoir besoin d’assistance ou de visites dans les hôpitaux puissent être accompagnés par les voies diplomatiques appropriées conformément à la loi pour pouvoir accomplir leur mission”
Musalia Mudavadi, Ministre des Affaires étrangères – Kenya
L’issue des discussions tenues à Moscou entre Mussolia Mudavadi et Sergey Lavrov confirme la clôture des engagements kenyans concernant le recrutement militaire. Le ministre russe a tenu à préciser que, si les Kenyans avaient signé leurs contrats de manière volontaire, cet accord était nécessaire pour éviter tout malentendu futur. Il a été convenu que la coopération bilatérale se réorienterait désormais vers des domaines civils comme l’énergie, le tourisme et l’agriculture



