Au Congo-Brazzaville, le lancement du projet de référence obstétricale s’inscrit dans une stratégie nationale de réduction de la mortalité maternelle estimée entre 304 et 436 décès pour 100 000 naissances vivantes selon les données récentes de l’OMS et l’Unicef. Les autorités renforcent les dispositifs d’urgence afin d’améliorer la prise en charge des complications et réduire les décès évitables liés à la grossesse et à l’accouchement dans le pays.
En République du Congo, le lancement du projet de référence obstétricale s’inscrit dans une stratégie nationale de réduction de la mortalité maternelle. Le pays enregistre encore environ 304 décès pour 100 000 naissances vivantes selon les données 2023 de l’OMS, avec des pics pouvant atteindre 436 selon les estimations de l’Unicef. Les principales causes restent les hémorragies, l’éclampsie et les infections, aggravées par les retards de prise en charge et de référence vers hôpitaux.
“Le lancement de ce projet vise à réduire la mortalité maternelle en agissant sur deux facteurs déterminants, le suivi des grossesses à risque et la réduction du délai de la prise en charge à travers la référence.”
Clautaire Itoua, Directeur général de la Population – Congo
Pour répondre à cette situation, les autorités ont engagé une réforme des hôpitaux de référence impliquant 31 structures sanitaires à travers le pays. L’objectif est le renforcement des soins obstétricaux d’urgence, la disponibilité du sang et la rapidité des transferts. Plus de 2 000 kits de césarienne ont été distribués pour améliorer la prise en charge.
“Le projet que le ministre de la Santé lance aujourd’hui va accélérer la marche de la République du Congo dans sa contribution à l’atteinte de la CIP 3.1 de l’objectif de développement durable numéro 3 visant à faire passer d’ici à 2030 le taux mondial de mortalité maternelle au-dessous de 110 décès pour 100 000 naissances.”
Vincent Dossou Sodjinou, Représentant de l’OMS au Congo – Bénin
Des innovations viennent compléter ces efforts, notamment le projet Eboteli qui ambitionne de réduire de 50 % les décès maternels et néonataux. L’introduction du partogramme simplifié, déjà utilisé dans 12 districts sanitaires, permet de mieux surveiller les accouchements et d’anticiper les complications. Malgré ces avancées, des défis persistent, notamment le manque d’ambulances, de personnel qualifié et les difficultés d’accès aux structures de santé dans les zones rurales du pays.



