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Gabon : plaidoyer pour le financement climatique de 700 milliards USD en faveur des pays en développement

Le président gabonais Ali Bongo Ondimba ne veut pas que son pays joue à la politique climat de la main tendue auprès des pays développés, principaux pollueurs. Le Gabon qui occupe déjà les premiers rôles en faveur des questions environnementales doit être traité au titre de partenaire privilégié. Aussi, le pays veut impulser d’ici 2025 le plaidoyer d’un nouveau financement des pays industrialisés vers les pays en développement d’une valeur de 700 milliards de dollars par an.

Le Gabon ne veut pas être considéré comme une victime des changements climatiques mais comme un partenaire dont le rôle dans la préservation de la nature n’est plus à démontrer. Grâce à sa stratégie climat, le pays capte 140 millions de tonnes de carbone par an, ce qui fait de lui l’état le plus positif en carbone au monde.

Le président Ali Bongo est personnellement impliqué sur les questions de changements climatiques. Il a dit, le Gabon doit faire partie de la solution. Il a dit quels sont les objectifs qu’il faut qu’on atteigne pour pouvoir faire partie de la solution? On a dit, s’il faut que le monde réussisse en matière de changements climatiques, il faut que le monde divise par deux ses émissions. À partir de là il nous a demandé de tout faire pour que les politiques publiques au Gabon soient conformes à cet objectif là, qu’on divise par deux nos émissions comme tous les autres pays. Et c’est pour ça que notre CDN a eu cet objectif de réduction de 50% de nos émissions en matière de CO2.

Tanguy Gahouma, Secrétaire permanent du Conseil national du climat Gabon

Le Gabon a amplifié son implication sur les questions de préservation de la nature au lendemain de la COP15 sur les changements climatiques à Copenhague en 2009. Toutefois, la première promesse de financement effectuée au cours de cette conférence des parties, n’avait pas estimé les besoins réels des États africains en matière de changements climatiques.

Les études qui sont faites aujourd’hui, disent que ce chiffre n’était pas le bon. Pire, il est obsolète, il est vieux, il doit être remplacé aujourd’hui par ceux qui ont été publiés dans les contributions déterminées des pays africains. Les 54 pays africains qui font partie du groupe G77, qui englobe également la Chine et les pays en développement. On a estimé sur la base des contributions déterminées au niveau national que nous avons besoin plutôt de 700 milliards de dollars par an, pour combler le gap et pouvoir se renforcer face aux changements climatiques.

Tanguy Gahouma, Secrétaire permanent du Conseil national du climat Gabon

La voix de l’Afrique sera décisive en vue de la résolution de l’injustice climatique dont sont victimes des pays qui ne polluent qu’à hauteur de 3,8% la planète au cours de la COP 27 que l’Egypte s’apprête à accueillir après l’échec de Glasgow.

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